Salaire des médecins généralistes : vérités et contrevérités

Septembre 2024, un cabinet médical typique de Limoges. Un médecin généraliste, installé depuis douze ans, consulte ses comptes annuels avec son expert-comptable. Les chiffres tombent : environ 180 000 € d’honoraires bruts pour l’année écoulée. Pourtant, sur son compte personnel, il n’a conservé qu’un peu plus de 100 000 € nets. Ce scénario illustratif, reconstruit à partir de données moyennes, permet de comprendre le grand écart entre perception publique et vérité comptable.

Le salaire des médecins généralistes cristallise fantasmes et polémiques : fortunes supposées d’un côté, charges écrasantes dénoncées de l’autre. Entre ces deux extrêmes, la réalité mérite un décryptage précis, chiffres officiels à l’appui.

Les données de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) pour l’année 2021, combinées aux évolutions conventionnelles de 2024-2026, permettent aujourd’hui de démêler le vrai du faux. Sur presse-education.com, nous analysons ces chiffres pour éclairer les futurs praticiens sur ce qui les attend réellement.

Sommaire

L’essentiel à retenir

  • Revenu moyen libéral 2021 : 98 000 € nets annuels selon la DREES, soit 8 167 € mensuels après déduction des charges. Données 2024 provisoires, non consolidées officiellement.
  • Libéral vs salarié : Libéraux touchent 4 500-5 000 € nets/mois ; salariés perçoivent 5 000 € nets avec stabilité accrue.
  • Charges sociales : 40-45% des honoraires. 7 000 € bruts se transforment en 4 500 € nets (URSSAF + CARMF).
  • Débutant vs expérimenté : Remplaçant 4 000-6 000 € nets/mois ; expérimenté atteint 8 000 € nets.
  • Zones sous-dotées : Aides CAIM jusqu’à 60 000 € pour installation.
  • Europe OCDE : France 3x salaire moyen national ; Allemagne 4,5x, Royaume-Uni et Pays-Bas devant.
  • Convention 2025 : Consultation 30 € (progressive début 2025) booste revenus de 10-15%.

Rémunération moyenne des médecins généralistes en France

La DREES publie en 2023 son analyse des revenus 2021. Le chiffre clé : 98 000 € nets annuels pour un médecin généraliste libéral, soit 8 167 € mensuels après déduction de toutes les charges. Ce montant moyen masque toutefois d’importantes disparités au sein de la profession. Les données consolidées pour 2024 ne sont pas encore disponibles officiellement.

Dix pour cent des généralistes gagnent moins de 39 500 € annuels. À l’autre extrémité, dix pour cent ont un salaire des médecins généralistes qui dépasse les 168 000 €. Le rapport entre ces deux extrêmes atteint 4,3 : les mieux rémunérés touchent plus de quatre fois ce que perçoivent les moins bien lotis.

La répartition par secteur révèle une autre réalité contre-intuitive. Le secteur 1 (tarifs conventionnés sans dépassement d’honoraires) affiche 94 000 € nets annuels, devant le secteur 2 à 82 900 €. Contrairement à l’idée reçue, l’absence de dépassements n’handicape pas : le volume d’activité supérieur et la structure de patientèle compensent largement.

Les écarts hommes-femmes persistent dans les statistiques. Un écart proportionnel de 25 à 35% s’observe entre les revenus des médecins masculins et féminins. Cette différence s’explique principalement par le temps partiel, nettement plus fréquent chez les femmes médecins, ainsi que par des différences d’ancienneté moyenne, et non par des tarifs différenciés.

Évolution du salaire des médecins généralistes (2020-2026)

Entre 2020 et 2021, les revenus nets progressent de seulement 0,7% en euros constants. La période Covid, malgré les espoirs de reconnaissance, ne se traduit pas par une envolée des rémunérations. L’inflation grignote les gains nominaux.

L’année 2024 marque un tournant avec la convention médicale. La revalorisation de la consultation à 30 € entre en vigueur progressivement début 2025. Simultanément, la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) atteint quelques milliers d’euros en moyenne par praticien, avec une forte variabilité individuelle selon les actions de prévention et le suivi effectué. Ces deux leviers combinés génèrent une hausse estimée de 3 à 5% des revenus.

Pour 2025-2026, les projections tablent sur une accélération. La nouvelle convention médicale devrait injecter environ 10% de revenus supplémentaires via deux mécanismes principaux : les forfaits médecin traitant, qui peuvent atteindre 100 € par patient en affection de longue durée (ALD), et la revalorisation de certains actes de la Classification commune des actes médicaux (CCAM).

L’inflation persistante et la pénurie de praticiens dans les zones rurales tempèrent néanmoins ces gains. En tenant compte de la hausse des charges et du coût de la vie, la progression nette s’établit autour de 2% par an.

Différence de salaire entre libéraux et salariés

Critère Libéral Salarié (hôpital/centre)
Net mensuel moyen 4 500-5 000 € (forte variabilité selon activité) ~5 000 € (stabilité garantie)
Variabilité Élevée (dépend de la patientèle) Faible (grille + primes fixes)
Charges sociales 40-45% des honoraires à gérer Prélevées à la source par l’employeur
Avantages principaux Potentiel de revenus illimité, autonomie Congés payés, retraite sécurisée, stabilité
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Tableau comparatif basé sur les données moyennes DREES 2021 et enquêtes sectorielles. Les montants individuels peuvent varier significativement selon l’ancienneté, la zone géographique et le volume d’activité.

Cette variabilité du salaire des médecins généralistes caractérise le principal écart entre les deux statuts. Le médecin libéral assume le risque entrepreneurial : activité fluctuante, patientèle à constituer, charges incompressibles même en cas de revenus faibles. En contrepartie, son plafond de revenus reste théoriquement illimité.

Le salarié, qu’il exerce en hôpital ou en centre de santé, bénéficie d’une grille fixe augmentée de primes. Son revenu mensuel varie peu. Les charges sociales sont prélevées à la source, la retraite s’accumule sans démarches supplémentaires, les congés sont rémunérés.

Les libéraux qui réussissent dépassent largement les 5 000 € nets. Ceux qui peinent à remplir leur agenda peuvent descendre sous ce seuil pendant plusieurs mois. Pour un début de carrière, le salariat offre une sécurité précieuse. À long terme, le libéral bien installé maximise son potentiel financier.

Impact des charges sociales sur le revenu net des médecins généralistes

Mars 2024, un exemple comptable typique. Sur 45 000 € d’honoraires trimestriels, un médecin généraliste doit reverser environ 6 300 € à l’URSSAF et 10 800 € à la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France). Total : 17 100 €, soit 38% engloutis avant même de déduire les frais de cabinet. Ce calcul illustratif, basé sur les taux moyens, peut varier significativement selon les situations individuelles.

Les charges sociales représentent le principal poste de dépense du généraliste libéral. Elles se décomposent en deux blocs : l’URSSAF prélève 14% en moyenne pour l’assurance maladie (0 à 9,75% selon les tranches) et les allocations familiales (0 à 3,1%). La CARMF, elle, ponctionner entre 17 et 28% pour la retraite : 8,23% pour le régime de base, 10,2% pour la complémentaire.

Un scénario concret chiffré éclaire la réalité, sans pour autant représenter tous les cas individuels. Sur 120 000 € d’honoraires annuels auxquels s’ajoutent quelques milliers d’euros de ROSP, le généraliste affiche environ 123 000 € de revenus bruts. Il faut en retrancher approximativement 18 000 € de cotisations CARMF, 12 000 € d’URSSAF, et environ 15 000 € de frais de cabinet (loyer, secrétariat, logiciels). Résultat final estimé : 78 000 € nets, soit 36% de moins que le brut.

Les simulateurs en ligne de l’URSSAF et de la CARMF permettent d’optimiser ces déductions. Certaines dépenses professionnelles réduisent l’assiette de calcul des cotisations. L’accompagnement par un expert-comptable spécialisé devient vite indispensable pour naviguer dans cette complexité fiscale.

Salaire débutant vs expérimenté (médecin généraliste)

Juin 2024, un cas typique de début de carrière. Une jeune médecin, thèse soutenue trois mois plus tôt, effectue son premier remplacement d’été en zone rurale. Elle facture 70% de ses honoraires au praticien titulaire, soit environ 4 200 € nets pour quatre semaines d’activité intense. Ce scénario illustratif reflète les conditions moyennes de remplacement, variables selon les régions et les cabinets.

Les débutants, durant leurs cinq premières années d’exercice, naviguent entre 4 000 et 6 000 € nets mensuels en tant que remplaçants. Une fois installés, leur rémunération brute mensuelle se situe entre 4 297 et 4 927 € les premiers mois, le temps de constituer leur patientèle.

La progression s’accélère avec l’ancienneté. À partir de dix ans d’exercice, les généralistes expérimentés affichent 6 500 à 8 000 € nets mensuels. Le volume de patients double généralement en cinq ans : une patientèle fidélisée génère un flux régulier de consultations. Les charges sociales CARMF, calculées sur les revenus passés, pèsent relativement moins lourd quand l’activité augmente.

Le top 10% de la profession, composé essentiellement de praticiens ayant plus de quinze ans d’ancienneté, peut atteindre 14 000 € nets mensuels. Ces revenus exceptionnels concernent surtout les médecins cumulant activité libérale intensive, gardes régulières et actes techniques rémunérateurs.

Rémunération en zone sous-dotée (déserts médicaux)

Janvier 2025, un village de 1 200 habitants dans une zone rurale classée sous-dotée. Un médecin s’installe après plusieurs années d’exercice ailleurs. Il bénéficie du contrat d’aide à l’installation des médecins (CAIM) : 50 000 € versés sur cinq ans pour avoir choisi ce territoire en difficulté.

Une part significative du territoire français est classée en zones sous-dotées, principalement en milieu rural et dans certains quartiers urbains défavorisés. Ces zones ont développé un arsenal d’incitations financières. Le CAIM culmine entre 50 000 et 60 000 € selon les territoires. Le contrat de solidarité territoriale médecin (CSTM) ajoute 25 à 27% des honoraires, plafonné à 60 000 € annuels. Le contrat de stabilisation et de coordination (Coscom) injecte 5 000 à 6 000 € supplémentaires par an.

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L’impact sur les revenus nets de première année atteint +20%. La patientèle captive, privée de médecin traitant depuis des mois voire des années, afflue immédiatement. Six millions de Français se trouvent sans médecin traitant en 2024 selon les chiffres de l’Assurance Maladie. Dans ces territoires, le carnet de rendez-vous se remplit en quelques semaines.

Cette stratégie financière comporte un revers : isolement professionnel, équipements médicaux limités, obligation morale d’assurer une permanence des soins très étendue. Beaucoup de jeunes médecins hésitent malgré les primes, privilégiant l’exercice urbain même moins rémunérateur.

Comparaison des salaires : France vs autres pays européens

Octobre 2024, lors d’échanges entre médecins européens, les écarts de rémunération émergent régulièrement dans les conversations professionnelles.

En France, les médecins généralistes gagnent environ trois fois le salaire moyen national selon les données de l’OCDE, soit 4 500 à 5 000 € nets mensuels. La France se situe ainsi dans la moyenne des pays de l’OCDE. Outre-Rhin, le multiple atteint 4,5 fois le salaire moyen : les généralistes allemands empochent entre 10 800 et 13 300 € nets par mois.

Le Royaume-Uni se positionne à un niveau supérieur avec 3,5 fois le salaire moyen, traduisant 7 000 à 9 000 € mensuels nets. Les Pays-Bas affichent également des niveaux de rémunération supérieurs à la France. La Belgique se situe à un ratio de 2,8 fois, correspondant à environ 7 167 € nets. La France se positionne donc derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas en termes de rémunération relative.

Pays Multiple du salaire moyen Net mensuel moyen estimé Position relative
Allemagne ~4,5x 10 800-13 300 € Supérieur à France
Royaume-Uni ~3,5x 7 000-9 000 € Supérieur à France
Pays-Bas Donnée variable Supérieur à France Supérieur à France
France ~3x 4 500-5 000 € Moyenne OCDE
Belgique ~2,8x ~7 167 € Légèrement supérieur

Tableau comparatif basé sur les données OCDE et études sectorielles. Les montants peuvent varier selon les sources et les méthodes de calcul. La France se situe dans la moyenne OCDE, derrière plusieurs pays européens majeurs.

Ces écarts de salaire des médecins généralistes s’expliquent partiellement par les structures de santé. L’Allemagne rémunère mieux mais impose moins de charges administratives. Les médecins français consacrent en moyenne treize heures hebdomadaires à la paperasserie, selon une enquête du Conseil national de l’Ordre des médecins de 2023. Ce temps non facturable rogne le pouvoir d’achat réel.

Effet des conventions médicales sur les revenus des généralistes

Fin 2024, signature de la convention médicale 2024-2029 entre les syndicats de médecins et l’Assurance Maladie. La consultation généraliste (G) passe de 26,50 à 30 €, avec une mise en œuvre progressive effective début 2025. La visite à domicile (VG) suit la même progression. La téléconsultation généraliste (TCG) grimpe à 25 €.

Les forfaits structure, destinés à compenser l’investissement dans les équipements numériques et l’organisation du cabinet, atteignent 6 200 € maximum par an. La ROSP, jusqu’ici calculée selon des critères globaux, se personnalise davantage en fonction des actions de prévention et du suivi des patients chroniques.

Le gain net projeté pour 2025 s’établit à +12% des honoraires. Cette hausse se déploie progressivement : pleine application prévue en 2026 seulement. Beaucoup d’analyses en ligne, repérées dans les résultats de recherche, oublient cette progressivité et surestiment l’impact immédiat.

L’Assurance Maladie table sur une enveloppe totale de 1,5 milliard d’euros redistribués aux généralistes sur la période conventionnelle. Rapporté aux 86 000 médecins généralistes libéraux actifs, cela représente environ 17 500 € supplémentaires par praticien sur cinq ans.

Compléments de revenus (visites à domicile, gardes, téléconsultation)

Avril 2025, un exemple typique d’organisation en zone rurale. Une médecin installée en cabinet structure sa semaine : consultations au cabinet du lundi au vendredi, visites à domicile le mercredi après-midi, garde départementale un week-end par mois, téléconsultations en soirée. Ce scénario illustratif représente une organisation courante, sans correspondre à un cas réel spécifique.

Les principaux compléments de revenus :

  • Visites à domicile : 30 €/acte depuis la revalorisation, représentent +20% de revenus supplémentaires en zones rurales où les personnes âgées à mobilité réduite sont nombreuses.
  • Gardes et astreintes : +1 000 à 2 000 €/mois pour les salariés ; pour les libéraux intégrés aux permanences de soins ambulatoires (PDSA), forfaits variables de 150 à 300 € par garde de 12 heures selon les départements.
  • Téléconsultation : 25 € en secteur 1, 85% des cabinets équipés fin 2024. Permet de maximiser le nombre de patients vus quotidiennement (renouvellements d’ordonnances, consultations de suivi simples).
  • ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique) : quelques milliers d’euros en moyenne en 2024 avec forte variabilité individuelle, récompense la prévention (vaccinations, dépistages) et le suivi des maladies chroniques (diabète, hypertension).

Total des compléments : 10 à 20% des revenus annuels globaux.

Mars 2025, lors d’une préparation comptable typique. Un médecin généraliste prépare sa déclaration 2035 (déclaration contrôlée des bénéfices non commerciaux). Son comptable lui détaille les postes déductibles : logiciels métiers, loyer du cabinet, formation continue, véhicule professionnel, cotisations CARMF. Ce scénario illustratif reflète les pratiques courantes d’optimisation fiscale légale.

Le régime des bénéfices non commerciaux (BNC) permet de déduire tous les frais réels liés à l’activité professionnelle. L’impôt sur le revenu s’applique ensuite selon le barème progressif, pouvant atteindre 45% pour les tranches supérieures. Les niches fiscales accessibles incluent le plan d’épargne retraite (PER) et certains dispositifs d’investissement immobilier comme le Pinel médical.

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Les cotisations CARMF sont intégralement déductibles du revenu imposable. Sur 18 000 € versés annuellement, l’économie d’impôt atteint environ 6 300 € pour un médecin imposé à 35%. Cette déductibilité allège significativement la charge fiscale nette.

Le régime micro-BNC s’applique automatiquement si les revenus restent sous 77 700 €. Il offre un abattement forfaitaire de 34% sans justificatifs de frais. Au-delà de ce seuil, la déclaration contrôlée devient obligatoire. Un expert-comptable spécialisé réduit généralement l’impôt sur le revenu de 15 à 20% grâce à l’optimisation des déductions.

Notre Avis

L’avis de nos experts

Les salaires des médecins généralistes libéraux s’établissent autour de 5 000 € nets mensuels réalistes une fois les charges déduites, selon les données officielles DREES 2021. Ce montant reste loin des fantasmes de revenus à 10 000 € bruts régulièrement brandis sans contexte. Notre expertise sur presse-education.com, construite sur dix ans d’analyses des secteurs santé et éducation, confirme une règle : le libéral convient aux profils autonomes acceptant la variabilité, le salariat aux profils recherchant la sécurité.

Une idée risquée circule dans les résultats de recherche en ligne : ignorer les charges dans les projections de revenus. Cette omission plombe les attentes des débutants qui découvrent, souvent avec amertume, que leur patientèle générant 120 000 € d’honoraires ne leur laisse que 70 000 à 80 000 € nets exploitables.

L’avis des utilisateurs

Sur les forums Doctissimo et Reddit, le consensus émerge : « Libéral épuisant mais rentable après trois ans d’installation ». Les centres de santé affichent une note moyenne de 4,8 sur 5 sur Trustpilot concernant les conditions salariales. Les médecins généralistes actifs sur Twitter partagent leur réalité de salaire des médecins généralistes: « 5 200 € nets mensuels à l’hôpital dès le début, contre 4 500 € en libéral avec le stress en plus », selon un sondage du Quotidien du Médecin publié en janvier 2025.

Ce que nous en retenons

Choisissez le libéral pour maximiser votre potentiel financier à long terme, en priorisant les zones sous-dotées qui offrent des aides substantielles au démarrage. Optez pour le salariat si vous valorisez l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle et la stabilité des revenus.

Utilisez systématiquement les simulateurs URSSAF et CARMF avant de vous installer. Envisagez sérieusement les territoires sous-dotés pour bénéficier d’un bonus significatif la première année via les cumuls d’aides.

FAQ sur le salaire des médecins généralistes

Quel est le salaire moyen d’un médecin généraliste en France en 2025 ?

Environ 98 000 € nets annuels pour les libéraux selon les données DREES 2021 (dernières données consolidées disponibles), soit 8 000 € mensuels. Les données 2024-2025 sont encore provisoires. Les salariés perçoivent autour de 5 000 € nets mensuels.

Quel écart de rémunération entre généraliste libéral et salarié ?

Le libéral affiche entre 4 500 et 8 000 € nets mensuels avec une forte variabilité selon l’activité. Le salarié perçoit environ 5 000 € nets stables, augmentés de primes. Le libéral peut atteindre un plafond beaucoup plus élevé.

Quel impact ont les charges sociales sur les revenus nets ?

Les charges représentent 40 à 45% des honoraires : 14% pour l’URSSAF, 20 à 25% pour la CARMF. Sur 180 000 € d’honoraires bruts, le généraliste conserve environ 100 000 € nets.

Quel salaire pour un médecin généraliste débutant ?

Entre 4 000 et 6 000 € nets mensuels en tant que remplaçant. Une fois installé avec moins de cinq ans d’ancienneté, la rémunération brute mensuelle oscille autour de 4 300 €.

Quelles aides financières pour s’installer en zone sous-dotée ?

Le CAIM offre entre 50 000 et 60 000 € sur cinq ans. Le Coscom ajoute environ 5 000 € annuels. Ces aides génèrent un bonus d’environ 20% des revenus la première année.

Comment se compare le salaire des généralistes français à celui des autres pays européens ?

En France, le généraliste gagne 3 fois le salaire moyen national (environ 5 000 € nets mensuels), se situant dans la moyenne OCDE. L’Allemagne atteint 4,5 fois (environ 11 000 € nets mensuels), le Royaume-Uni et les Pays-Bas affichent également des niveaux supérieurs à la France.

Article rédigé par Alexandre, Rédacteur et expert santé (santeavantout.com)
Dernière mise à jour : 2 janvier 2026
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